• Le coin de nos loulous.

    Comportementaliste éducateur canin.
    Le motif de consultation le plus fréquent en ophtalmologie canine est certainement « l’œil rouge » au nom évocateur. Il ne s’agit pas toujours d’une simple “conjonctivite”. En effet, de nombreuses causes sont à l’origine de cet œil rouge. Très souvent cette rougeur est associée à de la douleur avec un clignement des paupières, une écoulement de l’œil, un frottement de l’œil au sol par le chien ou à l’aide de sa patte.
    Mais ces symptômes existent dans un grand nombre de pathologies oculaires et ne sont caractéristique d’aucune.
    L’œil est composé du globe oculaire proprement dit, enchâssé dans une cavité, l’orbite et maintenu par 6 muscles oculo-moteurs. Il comporte aussi des annexes, les plus importantes étant les glandes lacrymales et la membrane conjonctive (ou 3ème paupière). L’ensemble est enfin protégé par deux paupières.
    Cette rougeur, inflammatoire ou due à une autre cause, touche presque toutes les structures oculaires.
    Toute plaie, tout traumatisme du globe ou de sa périphérie peuvent être à l’origine de saignements et de réactions inflammatoires et donc de rougeurs.
    Nous signalerons les affections responsables de « l’œil rouge » des zones les plus superficielles aux plus profondes.
    Peau et paupières
    Sans être une pathologie strictement oculaire on peut observer des rougeurs cutanées, accompagnées parfois de dépilations tout autour de l’orbite. Ce sont des dermatoses inflammatoires, infectieuses – bactérienne, virales ou parasitaires- , allergiques, ou des dermatomycoses.
    Les paupières sont aussi le siège d’inflammations (blépharites) mais aussi de malpositions comme l’entropion. Une ou les deux paupières s’enroulent vers l’intérieur, et les cils frottent sur la cornée (membrane transparente de l’œil) et l’irritent. Le traitement est chirurgical et doit être précoce sous peine de voir peu à peu l’ensemble de l’œil se dégrader, de la conjonctivite à la plaie cornéenne. L’ectropion est une éversion des paupières vers l’extérieur, découvrant ainsi la conjonctive qui réagit. Moins grave que l’entropion sa correction est aussi chirurgicale.
    Annexes de l’œil
    Les glandes lacrymales sécrètent les larmes qui hydratent la cornée et qui s’écoulent par le canal lacrymal. Elles s’infectent parfois (dacryoadénite) mais très rarement; par contre leur canal s’obstrue fréquemment par inflammation, suite à la présence d’un corps étranger ou secondaire avec une prédisposition morphologique chez les chiens à museau court (brachycéphales). Le diagnostic se fait par instillation de fluorescéine (colorant) au niveau de l’œil.. Il faut parfois une désobstruction sous anesthésie par sondage du canal lacrymal.
    La glande de Harder, est une glande lacrymale accessoire produisant environ 1/3 des larmes, et se situe dans l’angle interne de l’œil: cette glande peut se luxer et faire protrusion au niveau de l’angle interne de l’œil, comme une petite masse rouge de 1-2 cm. Le traitement est chirurgical.
    Membrane conjonctive
    La conjonctivite est l’affection oculaire la plus fréquente à l’origine du symptôme « œil rouge »: il s’agit d’une congestion, de la conjonctive, une fine membrane rosée qui unit la cornée (partie bulbaire) au bord interne des paupières (partie palpébrale). La couleur de la conjonctive varie du rose au rouge; son aspect peut également être modifiée (gonflement, œdème, ulcère,…). Les causes les plus fréquentes de conjonctive sont les allergies, ou les causes mécaniques (irritation par des poussières, par des cils ou par des corps étrangers): la présentation classique est l’apparition brutale de cette conjonctivite suite à l’introduction d’un épillet de graminées abrasif au sein des replis de la membrane. Ils parviennent aussi, rarement, à pénétrer derrière le globe oculaire. Dans ce cas, la prise en charge nécessite le retrait du corps étranger (parfois sous anesthésie locale et plus rarement sous sédation générale) et l’application locale de collyres ou pommades anti-inflammatoires parfois associés à un antibiotique.
    Il existe une forme particulière de conjonctivite: “la conjonctivite folliculaire”. Il s’agit d’une violente inflammation de la conjonctive avec la présence de nombreux follicules lymphoïdes sur la surface de la troisième paupière: ils apparaissent suite à une exposition chronique à des agents allergènes ou des agents inflammatoires. Le traitement peut nécessiter un débridement des follicules associés à une corticothérapie locale sur du long terme.
    Les conjonctivites peuvent aussi être infectieuses et nécessitent alors un traitement local anti-infectieux.
    Une conjonctivite parasitaire est en recrudescence: la Thélaziose due à Thelazia callipaeda, un petit ver nématode (rond, non segmenté) pondu au sein de la conjonctive par une mouche. Le traitement fait appel à des anthelminthiques comme les milbémycines et à un traitement symptomatique.
    Cornée
    La cornée, partie transparente la plus externe de l’œil, peut est le site de nombreuses inflammations (les kératites) à l’origine de l’œil rouge: les kératites peuvent donc être qualifiées de “sèches”, “purulentes”, “infectieuses”, “traumatiques”,…
    La kérato-conjonctivite sèche (KCS) atteint à la fois la cornée et la conjonctive: elle est secondaire à une dégradation progressive du fonctionnement des glandes lacrymales, et donc secondaire à un déficit de production de larmes. Elle se diagnostique à l’aide d’un test de Schirmer permettant d’évaluer de façon indirecte la quantité de larmes produites. Les larmes artificielles seront un complément au traitement anti-infectieux. Un traitement à base de ciclosporine peut être prescrit pour essayer de récupérer un fonctionnement des glandes lacrymales
    Quand la cornée présente une surface altérée, on parle d’ulcère cornéen. Dans 90% des cas, l’origine de l’ulcère est traumatique. Cet ulcère peut être plus ou moins profond et aboutir à une perforation de la cornée. Le diagnostic se fait par un test à la fluorescéine. D’évolution aigüe, l’ulcère peut devenir chronique, avec une cornée qui s’opacifie, qui est envahie de vaisseaux sanguins lui conférant un aspect rougeâtre. Le traitement fait appel à des cicatrisants, des antalgiques et des anti-infectieux. S’il ne suffit pas, diverses techniques chirurgicales se pratiquent allant parfois jusqu’à la greffe.
    Choroïde
    C’est la tunique pigmentaire et vasculaire du globe oculaire, entre la rétine -tunique nerveuse- et la sclére -tunique fibreuse de structure. . Elle se prolonge en avant par le corps ciliaire qui fixe le cristallin et sécrète l’humeur aqueuse et par l’iris dont la couleur est propre à chacun. L’uvéite ou choroïdite est l’inflammation de cette tunique qui se traduit par de la douleur, de la rougeur, un myosis (rétrécissement pupillaire) et un aspect trouble de l’intérieur de l’œil.
    L’iritis ou uvéite antérieure est une inflammation isolée de l’iris qui montre les mêmes symptômes. Parfois, du sang s’accumule entre l’iris et la conjonctive (hyphéma), signe de la violence de l’inflammation. Si l’iris et le corps ciliaire sont atteints on parle d’iridocyclite.
    Les traitements sont symptomatiques : lutte contre la douleur et l’inflammation.
    Glaucome
    Le glaucome est une pathologie complexe de l’œil, qui par différents mécanismes, fait augmenter la pression intra-oculaire (PIO ou tension). C’est une maladie grave nécessitant une consultation rapide et un traitement adapté et bien conduit sinon l’évolution entraîne la cécité et une dilatation de l’organe. Il provoque une vive douleur, une pupille dilatée (mydriase) et une rougeur bien particulière. Les vaisseaux de la sclère sont gonflés et apparaissent en fort relief alors qu’habituellement ils sont presque invisibles. Cette tension donne un aspect rouge différent d’une inflammation. Le traitement fait appel à des collyres spécifiques souvent associés à des médicaments par voie générale et si cela ne suffit pas à diverses chirurgies.
    Enfin un violent traumatisme ou des complications de glaucome ou d’uvéite antérieure peuvent provoquer une luxation du cristallin à l’aspect caractéristique et qui provoque aussi douleur et rougeur. Le traitement est chirurgical.
    Chez le chien « l’œil rouge » n’est donc pas une maladie, mais bien un symptôme de plusieurs pathologies bénignes ou graves. Il faut pour les traiter efficacement poser un diagnostic précis et donc consulter rapidement et surtout, éviter l’automédication.
    Merci de me lire et de partager.
    Coaching Dog’s
    L’image contient peut-être : 1 personne, chien et intérieur
     
     
     
     
     
    #Comportementaliste#éducateur#canin#
    Les effets de la fumée.
    Les animaux de compagnie d’un fumeur sont des fumeurs passifs.
    Les propriétaires semblent souvent l’ignorer
    Laissez de côté le paquet de cigarettes et partez du bon pied !
    Les chiens et les chats des fumeurs sont plus susceptibles de développer un cancer que les animaux de compagnie qui vivent auprès d’un maître non-fumeur.
    Maître fumeur.
    Le chien suit son maître fumeur partout, de la maison au travail. Au bout d'un certain temps, le chien est moins énergique et le vétérinaire constate que l'animal a un cancer. Le message est le suivant : si vous fumez avec votre animal, il a 2 fois plus de risques de développer un cancer.
    Par le pelage
    Si vous fumez, vous savez peut-être que ce n'est pas bon pour votre santé et celle des personnes qui vous entourent. Mais la fumée est dangereuse aussi pour votre animal de compagnie.
    Les animaux de compagnie ne subissent pas seulement les substances nocives de la fumée de cigarette en les inhalant, mais aussi à travers leur pelage. De la même manière les substances restent aussi collées sur nos cheveux, les meubles, les tapis et les jouets.
    Chaque animal peut souffrir de la fumée. Les maladies diffèrent d'un animal à l'autre :
    Chats
    Les chats sont des animaux très propres et se toilettent régulièrement. Ils se lèchent le pelage et c’est ainsi que la nicotine, le goudron et d’autres substances toxiques, se déposant sur le poil, pénètrent dans leur corps. L'animal a ainsi 2 à 4 fois plus de risques de développer une forme agressive de cancer de la bouche.
    De plus, votre animal a 3 fois plus de risques de développer un lymphome, une forme de cancer qui provoque un décès des chats dans les six mois.
    Chiens
    La longueur du museau d'un chien déterminera les maladies dont l'animal souffrira s'il est fréquemment exposé à la fumée de cigarette. Leur museau fonctionne comme un filtre à air qui capte le plus de substances possibles afin qu'elles ne se retrouvent pas dans les poumons.
    Les races ayant un museau plus long (p. ex. labrador, collie, jack russel) ont alors le risque de développer rapidement un cancer du nez et des sinus. Tandis que les chiens ayant un museau plus aplati (p. ex. les bouledogues boxers ou autres carlins) courent un risque plus élevé de cancer du poumon.
    Fumer à l'extérieur
    Fumez-vous dehors ? Bravo, mais le problème n'est certainement pas réglé, car de toute façon les particules nocives restent sur vos vêtements et vos mains. C’est ennuyant car dès que l'animal vient sur vos genoux ou lèche vos mains, il est à nouveau exposé à ces substances nocives.
    Alors, laissez de côté le paquet de cigarettes et démarrez une nouvelle vie en bonne santé, avec votre animal de compagnie ! Il n'est jamais trop tard pour arrêter de fumer.<img style="border: 0px;" src="http://ekladata.com/Se_gu0CBqHDziRMwlwEK5Z9-aG4@16x16.png" alt="
  • #Comportementaliste#éducateur#canin#
    Aoûtats chez le chien: description et mode de contamination
    Qu'est-ce qu'un aoûtat ?
    L'aoûtat est la larve d’un acarien portant le nom de Trombicula autumnalis. C'est de ce nom scientifique que vient le terme de trombiculose désignant l'infestation du chien par les aoûtats. On connaît également l'aoûtat sous les autres noms de néotrombicule, rouget, puron, trombidium, vendangeon ou bien encore vendangeron.
    L’aoûtat se présente sous la forme d’une petite larve à 6 pattes de couleur rouge orangé. On le confond souvent avec le Trombidion soyeux (Trombidium holosericeum), un gros acarien rouge mesurant jusqu’à 5 mm que l’on voit souvent courir sur les murets et les terrasses en été. Contrairement à ce dernier, l’aoûtat est plus difficilement visible car il ne mesure en moyenne qu’entre 0,2 mm et 0,4 mm de long.
    L’acarien a besoin, pendant son stade larvaire, de se nourrir sur la peau des animaux à sang chaud qu’il ne parasite que temporairement. En tant que parasite histiophage, l’aoûtat perfore la peau de son hôte à l’aide de ses crochets pour y injecter sa salive qui contient des enzymes chargées de liquéfier et prédigérer les cellules de l’épiderme. Il lui suffit ensuite d’aspirer les liquides tissulaires pour s’en nourrir. C’est cette salive qui est responsable des lésions de la peau visibles chez le chien en cas d’infestation par les aoûtats mais également des démangeaisons.
    La larve ne passe que 2 jours en moyenne sur son hôte pour se nourrir. Au terme de cette courte période, la larve retourne au sol pour continuer son développement en nymphe puis en acarien adulte. Les nymphes et les adultes n’ont plus besoin de se nourrir sur un hôte à sang chaud : ils sont donc inoffensifs pour les chiens.
    Comment mon chien peut-il attraper des aoûtats ?
    Les femelles de Trombicula autumnalis pondent dans le sol, dans les zones herbeuses si bien que les larves qui sortent de l’œuf une dizaine de jours après la ponte peuvent infester les chiens par contact direct avec l’herbe.
    Le pic de contamination par les aoûtats s’étend généralement de la fin du mois juillet aux 15 premiers jours de septembre en France métropolitaine bien que cette période puisse varier en fonction des conditions météorologiques et climatiques. C’est d’ailleurs de cette période estivale où la contamination est à son apogée que la larve de l’acarien tire son nom commun d’aoûtat. Il arrive que l’infestation ait lieu dès le printemps si la saison est particulièrement chaude. Toutes les régions françaises sont susceptibles de voir proliférer les aoûtats à la belle saison mais ces larves piqueuses sont plus fréquentes dans certaines régions comme l’Alsace.
    LES AOÛTATS DU CHIEN SONT-ILS TRANSMISSIBLES À L’HOMME ?
    Non, les aoûtats présents sur votre chien ne viendront pas sur vous. En revanche, l’Homme peut « attraper » des aoûtats de la même façon que les chiens les attrapent : par contact avec l’herbe contaminée. Les symptômes sont alors identiques à ceux du chien : des boutons qui démangent énormément même après le départ des larves et localisés généralement dans les plis où la peau est plus fine (coudes, poignet, genoux, poignet, aisselles…) ou aux endroits où les vêtements sont serrés par un élastique permettant le contact étroit et prolongé de la larve avec la peau. Alors, même si la tentation est grande, évitez de vous allonger sur l’herbe fraîche en été sans une couverture ou une serviette pour vous protéger de la piqûre de ces minuscules larves.
    Aspect et localisation des piqûres d'aoûtats chez le chien
    Les piqûres d’aoûtats se présentent sous la forme de petites taches orangées au centre de boutons roses, légèrement surélevés qu’on appelle des papules. Parfois, l’aoûtat peut déjà avoir quitté son hôte et on n’observera plus que les papules sur la peau du chien sans les tâches orangées en leur centre.
    Les aoûtats piquent préférentiellement certaines zones du corps, notamment celles qui sont le plus en contact avec l’herbe et où la peau du chien est plus fine : espaces interdigités (peau entre les doigts), intérieur des cuisses, pli de l'aine, zone anale ou génitale, pavillons des oreilles, ventre …
    Les lésions provoquées par les piqûres d’aoûtats sont très prurigineuses si bien que le chien piqué se gratte, se mordille et/ou se lèche beaucoup. Les démangeaisons peuvent persister même après que les larves piqueuses ont quitté le chien et peuvent être à l'origine de lésions de la peau.
    Des complications possibles
    En France, les aoûtats ne sont pas vecteurs de maladies infectieuses ou parasitaires contrairement à d’autres parasites externes tels que les tiques ou les puces.
    En revanche, les effets de la piqûre d’aoûtat peuvent être aggravés par une réaction allergique du chien à l’origine de crises de démangeaisons très sévères.
    Le prurit et le phénomène de grattage qui lui est associé peuvent être également à l’origine de surinfections bactériennes qui nécessiteront obligatoirement une consultation vétérinaire.
    Aoûtats chez le chien: traitement conventionnel et traitement naturel
    En cas d’infestation de votre chien par les aoûtats, son traitement va consister à:
    Apaiser les démangeaisons
    Il est primordial de traiter votre chien pour soulager ses démangeaisons afin de briser le cercle vicieux du grattage-qui-entretien-le-prurit, d’éviter la formation de plaies de grattage et de limiter le risque de surinfections bactériennes.
    Votre vétérinaire pourra vous prescrire un traitement à base de corticoïdes. Ce type de médicament à la propriété de faire disparaître rapidement la sensation de démangeaison en faisant diminuer l’inflammation provoquée par les piqûres d’aoûtats. Ce type de médicaments pourront également être prescrits en cas d’allergie aux piqûres d’aoûtats.
    En complément ou en remplacement de ce traitement conventionnel, il existe des solutions naturelles pour soulager les démangeaisons.
    Réalisez un mélange maison contenant des hydrolats d’hélichryse italienne, de camomille romaine de menthe poivrée et de lavande officinale à parties égales. Puis, pulvérisez cette solution 3 fois par jour localement sur les régions qui démangent votre animal. Ce mélange d’eaux florales a des propriétés apaisantes et anti-inflammatoires et a l’avantage de ne présenter aucune contre-indication ni effet secondaire.
    En cas d’infestation massive avec des démangeaisons importantes, vous pourrez compléter ce traitement avec l’administration de remèdes homéopathiques : Apis Mellifica 4CH et Rumex Crispus 4CH à raison de 3 granules de chacun des remèdes 3 fois par jour jusqu’à ce que les démangeaisons se calment.
    Éliminer les parasites
    En complément du traitement symptomatique qui vise à soulager les démangeaisons, il est impératif de mettre en place un traitement pour se débarrasser des larves piqueuses encore présentes sur le chien…sans lequel l’apaisement des démangeaisons sera de courte durée.
    Pour ce faire, il n’y a pas de solution plus efficace que l’application d’un produit antiparasitaire vétérinaire à usage externe sur votre chien. Ces produits insecticides permettent de tuer les éventuelles larves encore présentes sur la peau du chien et d’éviter sa réinfestation. En règle générale, tous les produits antiparasitaires efficaces contre les autres parasites externes (du type Frontline et Cie) sont également efficaces pour éradiquer les aoûtats. Préférez les produits en pipettes ou spray qui ont une efficacité dans le temps aux shampooings antiparasitaires qui n’ont pas de rémanence (ils permettent d’éliminer le parasite présent sur le chien mais ne les empêchent pas de revenir). Le traitement peut s'avérer long.
    Traiter les éventuelles complications
    Si des complications apparaissent comme une surinfection bactérienne, votre vétérinaire s’attachera bien évidemment à la traiter avec des antibiotiques.
    Prévention de l'infestation du chien par les aoûtats
    Miser sur la prévention pour éviter que votre chien ne soit piqué par les aoûtats à la belle saison est encore ce qu’il y a de mieux.
    Merci de me lire et de partager.
    Coaching Dog’s
     
     
     
     
     
     
     
     

  • #Comportementaliste#éducateur#canin#
    Quels sont les signes de la piroplasmose chez le chien ?
    La piroplasmose est une maladie provoquée par la tique suite à l'introduction d'une babésie ou piroplasme dans le système sanguin du chien qu'elle pique lors de son repas de sang. La piroplasmose est une maladie grave et potentiellement mortelle si elle n'est pas traitée à temps.
    Savoir reconnaître les signes de la piroplasmose chez le chien
    La piroplasmose se caractérise par la destruction des globules rouges par les piroplasmes ou babésies transmis par la tique infestée lors de son repas sanguin sur le chien et conduit à une anémie et une atteinte rénale. Il est important de ne jamais laisser une tique fixée plus de 24-48 heures sur le chien pour éviter tout risque de transmission et de ne jamais la retirer avec de l’éther ou une solution alcoolique. Optez plutôt pour un crochet à tique.
    En cas de pâleur des babines et des conjonctives des yeux du chien et/ou de coloration des urines liée à la filtration par les reins des globules rouges détruits par les piroplasmes : consultez en urgence votre vétérinaire.
    De même qu'en cas de doute et si le lien peut être fait avec une balade en campagne ou en forêt ou à la présence de tiques sur la peau du chien, une consultation rapide chez votre vétérinaire est fortement recommandée car la piroplasmose peut être mortelle chez un chien en moins de 48 heures si elle n’est pas prise en charge rapidement.
    Comment protéger son chien ?
    Certains antiparasitaires externes permettent de prévenir les piqûres des tiques, des phlébotomes et des moustiques. Ils existent sous forme de pipettes, sprays ou de colliers. Attention, ne jamais appliquer un antiparasitaire externe pour chien à un chat.
    Un vaccin contre la piroplasmose existe mais il ne protège pas tous les animaux vaccinés et permet de limiter les symptômes.
    Le diagnostic est confirmé par la mise en évidence de piroplasmes dans les globules rouges suite à un frottis sanguin. Le vétérinaire pourra alors mettre en place un traitement spécifique.
    Selon l’état d’avancement de la maladie et des lésions au niveau du foie et des reins, le diagnostic est plus ou moins réservé.
    Demandez conseil à votre vétérinaire.
    Merci de me lire et de partager.
    Coaching Dog’s
    L’image contient peut-être : chien et intérieur

  • Dans cet article, je vous explique quels sont les pièges qui peuvent tuer votre chien ou votre chat afin que vous puissiez les protéger et passer des fêtes agréables !
    A Noël et pour les fêtes en général, nous introduisons dans nos maisons de nombreuses plantes décoratives dont la toxicité peut parfois être violente pour nos chiens et chats.
    Voici les plantes générant les intoxications les plus courantes chez nos animaux. (Notez que les lapins, cobayes et autres rongeurs sont également concernés !)
    Intoxication au gui du chien et du chat
    intoxication gui chien chat noel
    Le gui est une plante décorative dont les rameaux, et plus particulièrement les baies, sont toxiques (viscotoxine). L'intoxication intervient dans le jardin lorsque les branches de gui tombent des arbres (coup de vent) mais plus souvent en intérieur par chute des baies que le chien et le chat peuvent avaler.
    En quelques heures seulement, votre animal peut développer des symptômes digestifs (vomissements, salivation et diarrhées parfois hémorragiques) avec une possible polyuro polydipsie (l'animal boit et urine anormalement plus).
    L'évolution dépend de la dose ingurgitée mais une baisse de tension (fatigue, abattement) peut suivre avant de voir surgir des troubles neurologiques entraînant paralysie, coma et, en cas de dose vraiment élevée, décès de votre animal.
    Soyez donc vigilant(e) en ramassant les baies au fur et à mesure et en rendant inaccessibles les rameaux.
    Notez que le chat est plus sensible et qu'il n'existe pas d'antidote. Appelez donc votre vétérinaire immédiatement en cas de symptômes !
    Intoxication au Houx du chien et du chat
    intoxication houx chien chat noel
    Là encore les baies et les feuilles sont toxiques. Néanmoins les animaux s'intéresseront plus aux baies car les feuilles piquent.
    Cette toxicité est forte car 2 baies peuvent suffire à déclencher des symptômes tandis qu'une 20aine de baies peut tuer un chien !
    On notera surtout des effets vomitifs et de la diarrhée avec de fortes douleurs abdominales (coliques). Comme pour le gui, il n'y a pas d'antidote et l'appel du vétérinaire est indispensable pour traiter les symptômes et sauver votre animal.
    Intoxication à l'étoile de Noël du chien et du chat
    intoxication etoile de noel poinsettia chien chat
    L'étoile de Noël est le nom donné au Poinsettia (Euphorbia pulcherrima) qui est une plante un peu moins toxique que les précédentes. L'intoxication se fait par mâchonnement des feuilles qui contiennent un latex irritant.
    En faible quantité, il peut n'y avoir aucun symptôme. Si le chat ou le chien en ingère plus, vous constaterez des symptômes digestifs (vomissements, diarrhées, salivation) et parfois neurologiques. La sève étant irritante, vous pouvez constater une conjonctivite par irritation de l'oeil et de l'oedème local sur la peau si l'animal est sensible.
    Souvent tout rentre dans l'ordre en quelques jours mais en cas d'intoxication, il est fortement recommandé d'appeler votre vétérinaire et de faire boire l'animal pour diluer la sève avalée.
    Intoxication du chien et du chat à la rose de Noël (hellebore)
    rose de noel intoxication chien chat
    Là encore la plante est très toxique et tout mâchonnement ou ingestion produira salivation, vomissements et douleurs abdominales marquées (coliques).
    Ceci évoluera ensuite en troubles neurologiques avec excitation, paralysie et dilatation pupillaire (mydriase).
    Le décès de l'animal est possible.
    Nul besoin de préciser que l'appel du vétérinaire est indispensable !
    Toxicité du Pommier d'amour chez le chien et le chat
    intoxication pommier amour chien chat noel
    Pour nos animaux, cette plante ne porte pas un nom adaptée car ses baies et la plante dans sa totalité sont toxiques !
    En faible quantité ingérée vous ne constaterez peut être rien de particulier car la concentration en toxique (solanine) varie d'une plante à l'autre. Les symptômes sont, encore une fois digestifs, et se manifestent par des vomissements, des diarrhées et de la salivation.
    A des doses plus importantes apparaissent les troubles neurologiques, l'hypothermie voire des convulsions pouvant évoluer vers la mort !
    Cependant, l'évolution est, en général, favorable si vous réagissez vite en appelant votre vétérinaire.
    Toxicité de l'If chez le chien et le chat
    intoxication if chien chat noel
    L'If est extrêmement toxique pour nos animaux ! Souvent utilisé en décoration de Noël, toute la plante est toxique et lors d'ingestion les symptômes sont très rapide et violents !
    Lorsque l'animal en ingère une dose suffisante, la mort est ultra rapide (foudroyante) et on a pas forcément le temps de constater les symptômes digestifs et neurologiques qui précédent parfois.
    Ici, pas d'antidote. Une réaction rapide est indispensable mais, même avec le meilleur investissement de votre véto, il est fort probable que vous perdiez votre chien ou votre chat !
    Un seul conseil : ne rentrez pas d'if en déco de Noël !

    Prudence pendant les fêtes.

    Merci de me lire.
    Coaching Dog’s

  • #Comportementaliste#éducateur#canin#.
    Il est doux, câlin et vous fait la fête quand vous arrivez… Votre chien ne cache jamais son affection pour vous. Mais d’autres gestes inconscients trahissent tout autant l’amour qu’il vous porte. J’en ai dressé la liste !
    Il lèche votre visage
    Lorsque vous êtes triste ou même parfois sans raison apparente, votre chien vient vous lécher le nez ou la bouche, ou les yeux ? C’est une grande marque de confiance qu’il vous témoigne.
    Il donne de petits coups de museau
    Sur les bras ou les jambes, ces coups de museau signifient que votre chien est en demande. Généralement, il quémande une caresse ou une marque d’attention. Mais c’est également le signe de l’attention qu’il vous porte.
    Il est allongé et soulève une patte
    Votre chien expose son ventre et lève parfois une patte : il demande à être caressé, vous l’avez compris. Mais ce comportement d’abandon total est surtout une marque de confiance durable et totale qu’il vous exprime.
    Il vous accueille en sautant
    A peine avez-vous ouvert la porte que votre chien bondit sur vous ! C’est une attitude qu’il adoptait lorsqu’il était chiot et accueillait sa mère. Il est probablement très heureux de vous retrouver !
    Il attend à la fenêtre ou à la porte
    Aucune place au doute : votre chien attend clairement votre retour. Il arrive souvent que votre chien s’y mette quelques minutes avant votre arrivée parce qu’il vous a entendu. Mais certains scientifiques pensent que c’est certainement aussi dû à son sixième sens…il peut sentir votre retour de très très loin.
    Il vous regarde intensément
    Il vous regarde et parfois il hausse son sourcil gauche ? C’est une expression qu’il réserve uniquement à son maître et qui signifie qu’il lui accorde toute son attention.
    Il est couché, l’arrière-train relevé
    Il est allongé au sol, les pattes avant tendues, l’arrière-train vers le haut et la queue frétillante ? Impossible de vous tromper : il veut jouer et il est visiblement très joyeux !
    Merci de me lire.
    Coaching Dog’s
    L’image contient peut-être : chien et plein air
     
     
     
     


     
    Commenter
     
    Partager
     
     

  • Un sujet qui ravira tout propriétaire qui aura connu les désagréments des pets désagréables de son chien ou de son chat ! On rigole, mais trop de flatulences malodorantes est un signe de troubles digestifs, qu'il faut prendre très au sérieux. Les identifier n'est pas très difficile : outre leur émission, sonore et/ou malodorante, on constate aussi des borborygmes (bruits digestifs, « ventre qui gargouille »...).

    Ces gaz résultent le plus souvent d'un déséquilibre de la flore intestinale, et on peut y remédier facilement.

    La flore intestinale du chien, c’est quoi ?

    Dans le gros intestin et l'intestin grêle prolifèrent de petites bêtes qui, pour une fois, sont inoffensives et même vitales : les bactéries. Le système digestif abriterait près d'un millier d'espèces différentes, qui fonctionnent comme de petites usines à produire vivant en symbiose.

    Elles apprécient tout particulièrement les milieux avec un PH neutre, ainsi un côlon en bonne santé ayant un PH autour de 7,5.

    Ces bactéries sont essentielles pour le corps :

    elles décomposent et aident à valoriser les éléments peu digestibles

    elles alimentent les cellules intestinales en énergie, notamment en faisant fermenter les fibres solubles

    elles fabriquent des vitamines

    elles protègent contre les bactéries nuisibles

    elles désagrègent toxines et médicaments, et aident le système immunitaire

    Et ce ne sont là que quelques-unes de leurs missions ! On estime qu'elles auraient une influence sur l'état physique des individus, notamment le surpoids ou la sous-alimentation, et même l'état psychique comme le stress ou la dépression.

    Ces bactéries elles-mêmes, lors de leur propre digestion, produisent des gaz, en particulier lorsqu'elles ingèrent les polysaccharides des féculents : haricots, choux de Bruxelles, pruneaux, tous les types de céréales (sauf le riz).

    La flore intestinale du chien - et c'est encore plus vrai pour le chat – est beaucoup moins développée que chez l'homme : on compte environ 10 000 bactéries par gramme de plus de 500 espèces différentes chez nos compagnons, contre 10 000 000 bactéries par gramme de plusieurs milliers d'espèces chez nous, les hommes ! 

    Et c'est normal : chez un carnivore domestique, l'estomac effectue la majeure partie du travail de digestion. Les intestins, beaucoup plus courts que les nôtres, n'ont pas à traiter une grande variété d'aliments. Ceci étant dit, la flore intestinale de Médor ou de Kitty est parfaitement capable de s'adapter à de nouveaux aliments, le tout est d'introduire progressivement les changements, pour éviter justement des troubles de la flore intestinale... et des désagréments.

    D’où viennent les gaz de mon chien ?

    Les gaz proviennent d’une mauvaise dégradation des aliments restant au niveau du côlon, notamment des glucides voire des protéines alimentaires engendrant une prolifération bactérienne inadéquate. Ce surplus de bactéries apparaît à la faveur :

    d'une alimentation inadaptée : qualité des ingrédients, conservation, alimentation humide fermentée à l’air, ingestion de déchets, etc.

    éventuellement d'un parasitisme digestif 

    d'une insuffisance pancréatique (défaut de sécrétion d’enzymes pancréatiques)

    d'une intolérance alimentaire à certains composants 

    d’une transition alimentaire trop brutale

    d’un stress

    ou encore d’une ingestion trop rapide

    Techniquement, le problème vient le plus souvent de la digestion de glucides voire parfois de protéines peu digestibles ou en tout cas pas assez digérés :

    Les glucides qui se digèrent lentement, comme les béta glucanes de l'orge ou de l'avoine, les pectines du seigle, les pentosanes des graines de légumineuses, etc, subissent à leur arrivée dans le gros intestin des fermentations acides provoquées par la flore, qui fermente et tire son énergie de ces glucides : ce qu'on appelle les germes Gram positifs.

    S'il y en a trop, cela provoquera des gaz, des acides gras volatils (acide acétique, butyrique, etc), parfois de l'acide lactique et d'autres qui vont enflammer la paroi digestive.

    Très logiquement, les parois intestinales enflammées réagiront en évacuant cette source d'agression (diarrhées avec flatulences, baisse de digestibilité des protéines, du sodium et du potassium si vraiment la mauvaise digestion s'aggrave)

     du côté des protéines peu digestibles (et incomplètes), cette fois l'azote fera l'objet non pas d'une fermentation, mais d'une putréfaction par la flore qui tirera les germes Gram négatifs, son énergie issue des protéines. Ils donneront naissance à des acides aminés toxiques, et en cas de surplus, l'animal aura non pas vraiment des gaz, mais des selles plus humides, foncées et malodorantes.

    Dans les formes chroniques, ces troubles digestifs provoquent une surcharge hépatique, accompagnées parfois de sensibilisation alimentaire et d'allergies accrues, un pelage terne, sec, rugueux, voire des signes d'encephalose hépatique, et jusqu'à une augmentation de l'urémie.

    En résumé, les allergies alimentaires sont essentiellement des allergies à des protéines.

    Comment remédier aux flatulences de mon chien ?

    Si votre chien a un problème de gaz persistant, l’alimentation est bien souvent la cause principale. Un dérèglement de la flore intestinale suite à une sensibilité alimentaire ou lié à la digestibilité de l’aliment peuvent être à l’origine de formation de gaz.

    Eviter les changements de régime alimentaire trop brutaux

    Cela empêche les adaptations de la flore intestinale (sécrétions enzymatiques principalement) et entraîne des inflammations de l'appareil digestif dans sa globalité, pouvant aller jusqu'à de la diarrhée, des flatulences, de l'apathie voire une baisse des défenses immunitaires, et la formation d'allergies.

    Pour tout changement de régime, respectez une transition minimale de 4/5 jours.

    Assurer une transition vers une alimentation de qualité

    Une transition douce, soutenue par des pré et probiotiques, voire un peu de charbon végétal actif (qui va absorber tous les gaz et les toxines), vers une alimentation de qualité, simple en termes de composition et très digeste, est souvent la solution à ce petit souci pouvant devenir fort gênant.

     Éviter une surcharge alimentaire

    Donner une ration trop importante submerge les facultés enzymatiques de l'intestin grêle et tend à accélérer le transit digestif. Que ce soit chez les animaux ayant besoin d'un niveau alimentaire élevé, comme les jeunes, les nourrices ou les chiens de travail, mais aussi tous les autres, on recommande de fractionner les apports journaliers en 2 voire 3 repas quotidiens, contenant des aliments facilement digestibles.

    Méfiance avec certains aliments

    Attention notamment avec les aliments composés d’ingrédients riches en fibres comme les légumineuses (pois / lentilles / pois chiches etc.) : chez les chiens sensibles, ils peuvent très vite causer des inflammations du système digestif dont les premiers troubles visibles sont justement la production de gaz en quantité excessive.

    Attention également aux excès de protéines enzymorésistantes et microbiodégradables : ces protéines ont un profil en acides aminés non complet et difficilement assimilables, et échappent ainsi à la résorption dans l'intestin grêle, entraînant ainsi des putréfactions dans le gros intestin. Globalement, privilégiez une cuisson douce pour l'ensemble des aliments présents dans la ration.

    Remettre en état la flore intestinale

    Une cure de pré et probiotiques adaptés (contenant notamment la souche Enterococcus Faecium) sur au moins un mois aidera à rétablir une flore intestinale équilibrée.

    Les glucides totalement indigestes, comme la cellulose brute pour les carnivores, améliorent l'hygiène digestive par leur effet de balayage du gros intestin. Ce balayage permet d'évacuer les substances susceptibles de fermenter et de limiter les « putrescibles », ce qui réduit l'activité microbienne et l'irritation de la paroi digestive. Données en petites quantités, elles ont un rôle important dans l'action mécanique de la digestion.

     Les fibres solubles et gélifiantes (comme le psyllium blond par exemple), permettent :

    d'augmenter la viscosité du contenu de l'estomac

    de diminuer le flux du transit gastrique et de sécher son contenu (ce qui limite les diarrhées)

    d'augmenter la sensation de satiété (parfait pour les gloutons)

    de diminuer l'obésité et les risques de surpoids en diminuant l'assimilation des graisses

    de contribuer à l'hygiène digestive

    de diminuer enfin le développement de micro-organismes dangereux, comme les Salmonelles.

    Les fibres insolubles, comme le son d’avoine, accélèrent la fréquence des selles et leur volume. Elles évitent ainsi les phénomènes de constipation, d'accumulation de substances nocives ou irritantes, voire cancérigènes, et stimulent le côlon.





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique