• Premiers secours

    Bandages, massages cardiaques, bouche-à-truffe (si, si)… Ce week-end, quelques dizaines de personnes, de tout âge et de tout milieu – dont toutefois une majorité de femmes –, se sont formées aux premiers secours pour animaux. Un cours organisé à Avignon et moi même j'en faisait partie.

    Vraiment utile? Le Dr Alessandro Capozzi, vétérinaire à Carouge , en est convaincu: «De nombreux chiens ou chats pourraient être sauvés si leurs propriétaires savaient que faire lorsqu’ils sont confrontés à une situation d’urgence… Or, malheureusement, le temps qu’ils arrivent chez le vétérinaire, c’est souvent trop tard. Il faudrait qu’ils puissent être, au contraire, le premier maillon de la chaîne.»

     

    «Je veux savoir que faire»

    Pour enseigner ces gestes qui sauvent version quatre pattes, il a fait appel à de vrais pros, dont Kimberley Johnson, brevetée en la matière aux Etats-Unis, là où les secouristes animaliers existent depuis longtemps. «L’objectif n’est en aucun cas de remplacer le vétérinaire, assure-t-elle, mais d’apprendre à former une équipe solide avec lui.» Et le concept a fait tilt puisque le Dr Capozzi a dû refuser plus d’une trentaine de participants, faute de place. «On va proposer de nouvelles dates début avril et fin septembre», assure-t-il.

    Parmi les premiers apprentis secouristes, Hugo, jeune propriétaire d’un petit bouledogue femelle de 3 mois: «C’est une race qui a facilement des problèmes, notamment au niveau respiratoire. Je veux savoir que faire au cas où.» Idem pour Andrew: «J’ai constamment des mésaventures avec mon chien; récemment, il a failli se noyer en glissant dans l’Arve. Une autre fois, il est tombé dans le trou d’une canalisation. Tout propriétaire d’animal devrait suivre de tels cours. Comme pour les humains.»

    D’autant que, comme le souligne Valérie, la seconde formatrice, dans certaines situations si on ne fait rien, c’est la fin: «Imaginez que votre chien fasse un malaise ou ait un accident en balade. Vous seul pourrez intervenir… L’ambulance ne va jamais arriver pour lui!»

    Il est important, en revanche, de ne pas voler au secours d’un animal qui n’est pas le sien: «La formation de secouriste pour animaux n’est pas reconnue en Suisse ou en France, où l’animal a toujours le statut de chose. Par conséquent, si cela se passe mal, le propriétaire pourra porter plainte contre vous…»

    Pas question, non plus, de se mettre en danger pour soigner son protégé. «L’animal le plus gentil peut se transformer en véritable fauve en cas de douleur», assure Kimberley Johnson, en faisant appel à son équipière canine, «Fun», un berger américain de 5 ans, pour expliquer comment se préserver d’un coup de croc en le muselant avec une lanière.

    Exercices sur peluches

    Pour les exercices pratiques, «Jerry» et «Compressor», ainsi qu’un chat blanc sans nom – les mannequins peluches – prennent le relais. «Si vous leur cassez une côte, pas de problème, ils ne sont pas rancuniers», assure Valérie en souriant. Situations d’urgence les plus courantes (coup de chaleur, étouffement dû à un objet coincé, hémorragie), analyses de l’état de l’animal (en observant notamment les muqueuses), gestes à effectuer… ou pas, pour lui venir en aide, mais aussi «bobologie» (oreille déchirée): les apprentis secouristes n’ont pas chômé. «C’était intense mais passionnant. Maintenant, il va falloir assimiler tout ça et s’entraîner chez soi, notamment, pour faire des bandages, confie Solange… On se sent un peu plus armé. Reste encore à savoir gérer son stress au cas où…» Tout comme moi lancez vous,vous serez quoi faire au cas ou....

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  • Commentaires

    1
    Grégoire
    Samedi 10 Juin à 09:00

    Oui tellement important, dommage qu'il n'existe pas le diplôme en

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