• Les allergies

    Il faut procéder par élimination..

    Allergies alimentaires :

    Certaines races sont prédisposées aux allergies alimentaires, mais n’importe quel chien ou chat peut, un jour ou l’autre, souffrir d’une telle allergie. Le maître devra alors procéder par élimination.  

    Des troubles cutanés peuvent être les symptômes d’une allergie alimentaire. Les chiens et chats ne sont pas épargnés par ces affections. 

     

    Un grattage ou un léchage excessif, alors que la présence de puces est exclue, peut y faire penser. Compte tenu de la complexité des symptômes (affection cutanée, urticaire, œdème, affections gastro-intestinales, vomissements, diarrhée, troubles respiratoires…) seul le vétérinaire pourra déterminer avec certitude, après divers examens, s’il s’agit ou non d’une allergie de type alimentaire. 

     

    Le diagnostic est long et rendu difficile par le fait qu’il n’existe aucun test fiable pour déceler une allergie de ce type, ni d’analyse de sang ou des selles.

     

    Consulter le vétérinaire sans attendre

    Une visite chez le vétérinaire s’impose dans tous les cas, car lui seul pourra déterminer avec précision la cause et différencier, par exemple, une origine alimentaire avec une dermatite par allergie ou une dermatite de contact. 

     

    À trop laisser traîner ce genre de problème, cela peut conduire à une alopécie, c’est-à-dire des lésions cutanées sous forme de pyodermite ou de chute de poils. 

     

    Face à une allergie alimentaire, le maître devra s’armer de patience et la guérison de son compagnon ne passera uniquement que par une bonne implication de sa part dans le traitement. 

     

    Les chiens et chats de tout âge peuvent être touchés .

    Pour parer au plus urgent, le vétérinaire pourra administrer un traitement de type corticoïdes, antibiotiques ou antihistaminiques. Il ne faut cependant pas en rester là, car si l’on ne traite pas le mal à sa source, il refera surface. 

     

    L’allergie alimentaire peut toucher les jeunes animaux à partir de l’âge de six mois, mais elle peut également se déclencher plus tard, sans raison apparente, ce qui est assez déroutant pour le maître.

     

    De plus, un animal allergique le reste toute sa vie. Il faudra donc être vigilant. Fort heureusement, pour la mise en place du régime puis pour la nouvelle alimentation qui sera préconisée à l’animal, il existe désormais des gammes spécialisées (hypoallergéniques) disponibles chez le vétérinaire, sur prescription.

     

    Changer l’aliment, mais pas seulement ! 

    Il va falloir changer la nourriture de l’animal en lui donnant quelque chose qu’il n’avait pas pour habitude de manger. C’est la première difficulté : il convient en effet d’étudier avec précision la composition des aliments qu’il ingérait jusqu’alors, sans oublier non plus les extras (friandises, etc.). 

     

    On procède ensuite par élimination, c’est pourquoi ces « régimes » sont dits « d’éviction ». 

     

    Plusieurs allergènes (trophallergènes) peuvent être responsables. Ce peut être un aliment ou un composant d’aliment, d’où la difficulté à l’identifier : viande, œuf, certaines céréales, agents de conservation, colorants ou émulsifiants… Il suffit souvent d’un seul allergène pour déclencher l’allergie. C’est ce « responsable » qu’il faudra trouver afin de l’éliminer de toute forme d’alimentation, d’où toute la difficulté de la « recherche » !

     

    On part généralement avec un aliment comprenant une seule source de protéines animales, comme l’agneau, le poulet, le mouton ou encore le cheval, une viande qui sera donnée crue ou bien grillée, mais sans apport de corps gras. 

     

    Un légume bouilli pourra venir compléter la ration. Les compléments alimentaires seront à exclure, bien naturellement, mais il est aussi conseillé de préférer l’eau minérale à l’eau du robinet et l’on préconise parfois de changer les gamelles en fer ou en plastique, voire de retirer au chien ou chat certains de ses jouets !

     

    Des troubles qui doivent disparaître assez rapidement.

    Normalement, les troubles (notamment cutanés) doivent disparaître petit à petit. Pour trouver l’allergène responsable (généralement il n’en existe qu’un seul et il s’agit le plus souvent d’une protéine ou d’un additif, comme les agents de conservation ou les colorants et les émulsifiants), il faut alors réintroduire un à un dans sa ration les ingrédients qui composaient son « ancienne » alimentation jusqu’à ce que les troubles réapparaissent.

     

    Ce régime par élimination et réintroduction est désormais plus facile à appliquer grâce à des aliments qui ont été mis au point spécialement par les fabricants et qui sont disponibles chez les vétérinaires. Leur achat peut être financé à l’aide du forfait prévention contenu dans certaines formules d’assurances santé animale pour chiens et chats. 

     

    Trouver l’allergène responsable d’une allergie alimentaire demande souvent beaucoup de temps. Le maître devra donc faire preuve de patience, ne pas se décourager et ne pas baisser les bras.  

     

    Allergiques toute leur vie .

    La réintroduction de nouveaux aliments dans le cadre du régime d’éviction mis en place peut se faire tous les huit jours en moyenne. 

     

    De cette implication, en veillant à bien suivre les conseils du vétérinaire et faire en sorte que tout l’entourage familial et amical ne vienne pas troubler le régime, dépendra la réussite de la guérison de son compagnon.

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